fbpx
Logo Amref

Aucune femme ne devrait mourir en donnant
la vie

Toutes les 3 minutes, une femme meurt en accouchant

#1maman1histoire

Photo: Watanda Ambrose
Projet Amref : Ouganda

Pourriez-vous imaginer
accoucher sans accès aux soins de santé ?

2 millions de femmes en Afrique vivent avec cette réalité. Le manque d’accès aux soins peut être fatal. Au quotidien, 800 personnes perdent la vie lors de complications dues à l’accouchement. Les causes principales de ces drames sont les difficultés d’accès aux structures de santé éloignées, le coût de ces accouchements, le manque de professionnels de santé et les grossesses précoces.

L’impact sur la santé maternelle de la Covid-19

On estime que les décès maternels, lors de l'accouchement, peuvent augmenter de 60% à cause des conséquences liées à la COVID-19 :

  • L'effondrement des hôpitaux et la rareté des ressources dans les pays à faible revenu exposent les mères à des accouchements à risque.

  • La perte de revenus du ménage signifie que de nombreuses mères n'ont pas les moyens de payer les soins de grossesse et d'accouchement.

  • En raison des restrictions de déplacement et de la peur des infections, de nombreuses mères doivent accoucher sans l'aide d'un personnel médical qualifié.
  • Un accompagnement essentiel

    Nous assistons et accompagnons ces mères, en situation fragile, de plusieurs façons :

    Afin que les futures mamans bénéficient de la meilleure éducation possible en matière de grossesse, d'accouchement et de services de soins à la petite enfance, nous formons et augmentons le nombre de sages-femmes.

    Pour que les mères puissent bénéficier des meilleurs soins, même dans les communautés éloignées, nous nous efforçons de promouvoir la télémédecine, tout en fournissant du matériel aux centres de santé pour les suivis et les tests de diagnostic.

    Aussi, nous avons mis en place des centres de soins ambulatoires dans les quartiers informels et nous instruisons, par le biais de comités de santé sexuelle, à la santé génésique dans les écoles. Cela, afin de prévenir les grossesses chez les adolescentes et de permettre aux filles de poursuivre leur éducation.

    Enfin, pour que les mères arrivent à l’hôpital en toute sécurité, Amref assure des services d’ambulance dans les zones où les déplacements sont limités.

    #1maman1histoire

    Amref souhaite que les mères en Afrique puissent raconter leur histoire

    Les mères les plus pauvres et les plus vulnérables ne reçoivent pas les soins de santé dont elles ont besoin. A l’occasion de la fête des mères nous souhaitons être le porte-parole de ces femmes.

    Les médecins, les infirmières et les sages-femmes jouent un rôle essentiel pour assurer la sécurité des mères. Pourtant, dans 36 pays africains à revenu faible, leur nombre par rapport à la population est trop faible, au point d’être défini comme pénurie critique par l'OMS.

    Plus de 200 000 décès maternels et plus d'1 000 000 de décès d'enfants pourraient être évités chaque année grâce à des installations adéquates et des agents de santé qualifiés. Ils et elles comptent sur vous.

    #1maman1histoire

    L’accouchement de Jacinta en période de COVID-19

    Une sage-femme peut fournir des soins et une éducation sanitaire à 500 mères par an. Jacinta a été l’une d’entre elles et voici son histoire.

    Jacinta vit avec sa famille à Emali, une ville du comté de Makueni, au Kenya. Aujourd’hui, elle est heureuse d’avoir donné naissance à son fils, Innocent, mais elle se souvient encore, avec angoisse, de ce qu’elle a vécu durant les mois précédant l’accouchement.

    Avec l’arrivée de la Covid-19 et des restrictions gouvernementales, les rendez-vous chez le médecin n’étaient plus accessibles. “Se déplacer était très difficile, il y avait beaucoup moins de bus. Si je voulais aller quelque part, je devais payer beaucoup d’argent.”

    La présence et les soins apportés par des agents de santé communautaires formés par Amref ont été un soulagement pour elle. “Heureusement, Ann est venue nous rendre visite régulièrement. Elle nous a dit de nous laver les mains, de porter des masques et de garder nos distances pour éviter de propager le virus. C’était très précieux”, se souvient Jacinta.

    Une nuit, à 2 heures du matin, elle a perdu les eaux. En raison du couvre-feu de la pandémie, il n’y avait pas de taxis ou de transports autour d’elle.

    Ann a mobilisé toutes ses ressources pour que Jacinta puisse être conduite au centre de santé sur une mobylette et leur a donné deux permis pour que la police ne puisse pas les arrêter.
    “J’étais très heureuse de voir que j’avais l’aide d’Ann, car deux femmes enceintes étaient mortes parce qu’elles n’avaient pas pu se rendre à l’hôpital dans la nuit.”

    Heureusement, tout s’est bien passé. Après quatre heures de travail, Innocent est né en parfaite santé.

    Les projets Amref ont permis de former 15 000 sages-femmes dans 13 pays africains au cours de cette seule année.

    Continuons de former des sages-femmes

    Aissatou Touré, bénéficiaire de l’aide des agents de santé communautaires

    Les agents de santé communautaires (ASC) permettent de mettre en lien les populations, vivant dans des régions difficiles d’accès, avec le personnel de santé. Aissatou Touré fait partie de ces personnes et voici son histoire.

    Aissatou Touré vient du district de Kolda au Sénégal où elle a vécu la pandémie de la Covid-19. Aujourd’hui maman d’un petit de 7 mois, elle se souvient comment elle a été accompagnée, lors de sa grossesse, par les ASC « J’ai pu avoir un suivi pendant la grossesse et ensuite après l’accouchement. Ils m’ont orienté et m’ont informé sur ce que je devais faire, sur les démarches à suivre, le comportement à adopter… »

    Son accouchement a eu lieu le 10 juin 2020. Grâce aux ASC, la pandémie n’a pas eu d’un impact sur son suivi obstétrical « Malgré la Covid-19, j’ai pu continuer à me rendre dans les centres de santé lorsque j’avais rendez-vous. Toutes les personnes dans le besoin y allaient, les agents de santé ont veillé à ce qu’on poursuive nos suivis. Il y a eu beaucoup de sensibilisation autour des les gestes barrières par les relais communautaires. »

    Selon elle, en complément des agents de santé communautaires, pour aider à poursuivre les suivis médicaux, devrait être en mesure de s’informer grâce à a télévision. « C’est important d’avoir des informations sur les gestes barrières à adopter et être tenu au courant de la situation sanitaire. La télé peut rendre cela plus accessible. »

    Grâce à Amref, 1000 agents de santé communautaires ont pu voir le jour au Sénégal.

    Pérennisons les relais de santé communautaires

    Le témoignage de Florence-Marie Ndiaye Sarr, une femme impliquée

    Le lien qui unit Florence-Marie à Amref est immense. Sage-femme depuis 1986, Florence-Marie est une ancienne coordinatrice en santé de la reproduction et tutrice du programme PRECIS, lancé par Amref en 2011. Elle est également sage-femme d’état Officier dans l’Ordre National du Lion. Une femme impliquée qui, à l’occasion de la fête des mères, témoigne.

    Au quotidien, les sages-femmes doivent travailler le plus efficacement possible et faire en sorte que tous les acteurs et professionnels soient synchronisés pour s’occuper au mieux des futures mamans. Florence-Marie Ndiaye Sarr nous raconte, de son œil témoin, les évolutions du métier de sage-femme : « Au Sénégal, il y a eu beaucoup de changements positifs en zone rurale. Avant, il n’y avait pas de sage-femme, les femmes faisaient des kilomètres pour les besoins en santé reproductive. On a constaté une modernisation de la prévention et de la prise en charge, il y a moins d’accouchements à domicile et une baisse notoire des décès maternels et néonataux. Cependant, il reste beaucoup de choses à faire, le combat des sages-femmes pour la formation, pour le recrutement et leur déploiement en zone rurale, le relèvement du plateau technique et l’autorisation de IVG reste d’actualité. »

    La crise sanitaire a énormément affecté le travail des sages-femmes qui ont risqué leur propre vie pour sauver celle des femmes enceintes et des nouveau nés exposés aux risques de contracter la Covid-19. Florence-Marie Ndiaye Sarr touchée par la situation estime que « Le constat est amer. Beaucoup d’entre elles jouent un rôle vraiment essentiel dans la réponse aux urgences de santé publique comme la Covid-19. Il est donc impératif d’assurer leurs protections afin de leurs permettre de fournir les services essentiels de santé sexuelle et reproductive. »

    Depuis son lancement, le programme de Amref PRECIS a pu former près de 1300 sages-femmes au Sénégal.

    Soutenons les sages-femmes