L’Amref, en 1ère ligne contre les Mutilations Sexuelles Féminines !

Bien que les Mutilations Sexuelles Féminines (MSF), telles que l’excision, soient reconnues au niveau international comme une violation des droits humains et que de nombreux pays les interdisent, elles persistent à ce jour dans une trentaine pays d’Afrique et plusieurs pays d’Asie et du Moyen Orient. Ces mutilations concernent également de nombreuses filles et femmes vivant dans les diverses populations de la diaspora, notamment en Europe. En France, on estime que 3 adolescentes sur 10 dont les parents sont issus de pays pratiquant traditionnellement l’excision sont menacées. Au niveau mondial, l’OMS a calculé que, malgré les efforts pour éradiquer cette pratique, 3 millions de jeunes filles sont exposées au risque de mutilations.

Les conséquences sanitaires de ces mutilations sont terribles : complications pendant l’accouchement, douleurs extrêmes, risques d’infection et d’incontinence, … Sans oublier les atteintes psychologiques, ainsi que les effets sur la vie sexuelle, et l’estime de soi.

L’ONU s’est fixé comme objectif de faire cesser ces pratiques d’ici 2030. Le 6 février, Journée Internationale de Tolérance Zéro à l’égard des MSF, est l’occasion de mobiliser dans cette perspective. L’Amref, en tant que 1ère ONG africaine de santé publique, s’est emparé de cette question depuis 10 ans, au Kenya, en accompagnant les communautés locales dans leur lutte. Ces mutilations reposent sur une pression sociale, traditionnelle et communautaire extrêmement forte. Aussi, il est essentiel d’impliquer les communautés afin de décorréler ces mutilations des traditions et ainsi abandonner définitivement la pratique. Notre ONG s’implique aux côtés de jeunes filles Maasaï telles que Nice Nailantei Leng’ete, afin de développer et promouvoir des rites de passage alternatifs sans aucune mutilation. Les résultats sont là : dans les communautés avec lesquelles travaillent l’Amref, la prévalence des MSF est tombée de 45% à 14%.

Depuis 2018, l’Amref a décidé d’aller plus loin et d’inscrire la fin des MSF dans ses pays d’intervention dans d’ici 2030 dans son plan stratégique. Afin de contribuer à cet objectif ambitieux au cœur des pays francophones, l’Amref en France a décidé de faire entendre sa voix et de rejoindre le Réseau Excision parlons-en ! pour faire connaître son action auprès des communautés, et, nous l’espérions, mobiliser les donateurs.rices, institutions, fondations, entreprises et personnalités françaises autour de ce combat.

La première pierre de notre démarche sera posée lors de la conférence que nous organisons le vendredi 22 février à 17h à Paris autour de la venue à Paris de Nice Nailantei Leng’ete. Cette conférence qui officialisera notre adhésion à Excision parlons-en ! sera intégralement retransmise et accessible via un facebook live.

Nous vous tiendrons informé.e.s des temps forts, du bilan de l’événement et vous proposerons différentes possibilités de vous associer à notre combat.

L’abandon des Mutilations Sexuelles Féminines requière la mobilisation de toutes et tous. En tant que Délégué Général de l’Amref en France, je suis fier que notre ONG prenne une part active à cette lutte pour relayer en France l’action de nos collègues africain.e.s, en première ligne, et compte sur votre mobilisation et votre soutien !

Henri Leblanc, Délégué Général de l’Amref en France 

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