ECOLES SANTÉ

Zones d’intervention : Sénégal

Année de lancement : Janvier 2016 – Juin 2017

Budget : 193 573€  , Tranche 1 (2016) : 163 573 €  , Tranche 2 (2017) : 30 000 €

Partenaires financiers : Club Santé Afrique, Fonds Suez Initiatives

Partenaires opérationnel: Aquassistance

Taux de financement : 100%

Contexte

L’eau potable, des infrastructures d’assainissement et de bonnes pratiques d’hygiène sont essentiels à la survie et au développement des enfants. Sans une réponse à ces besoins fondamentaux, les vies de milliers d’enfants sont en danger. Pour les enfants de moins de cinq ans, les maladies liées à l’eau et à l’assainissement sont l’une des principales causes associées de mortalité.

Au Sénégal, les disparités en matière d’accès à l’eau et à l’assainissement sont fortes et en défaveur des populations rurales. En 2012, seuls 17% des ménages en milieu rural se trouvaient à plus de 30 minutes à pied d’une source d’eau améliorée ; 62 % des ménages ruraux ne traitaient pas l’eau avant son utilisation ; 38% des ménages ne disposaient d’aucun type de toilettes (EDS 2012-2013). A cet effet, les écoles du Sénégal font face à un déficit important en termes d’accès à l’eau potable et de disponibilité d’infrastructures d’assainissement améliorées : 60 % des établissements scolaires sont dépourvus d’infrastructures hydrauliques et sanitaires. Dans les écoles où de telles installations existent, elles sont souvent de mauvaise qualité ou insuffisantes par rapport aux effectifs des élèves. Dans la communauté rurale de Dianké Makham, seuls 27% des villageois avaient un taux de couverture en eau satisfaisant en 2011. La mission technique réalisée par Aquassistance en mars 2014 a mis en évidence le faible niveau d’équipements hydrauliques et sanitaires et leur défectuosité / non fonctionnalité dans les villages de Belly Pourry, Goutta et Médina Kodiolon. Elle a souligné le faible niveau de connaissance de la population concernant l’hygiène et la santé, mais aussi la forte mobilisation communautaire, et particulièrement des femmes.

LA STRATEGIE D’INTERVENTION

Le projet Ecoles Santé s’articule autour de 3 volets :
Le volet technique vise à créer ou renforcer l’accès à l’eau et à l’assainissement dans les villages ciblés, y compris les écoles.
Le volet éducationnel cherche à promouvoir les bonnes pratiques d’hygiène, de santé et de nutrition auprès des écoliers et de leurs communautés.
Le volet accès aux soins articule au sein des écoles un ensemble d’interventions à haut impact sur la survie de l’enfant (campagnes de déparasitage et de supplémentation en vitamine A, suivi de la vaccination, camps de consultations médicales, etc.).

La mise en œuvre conjuguée de ces différents volets favorise des changements durables dans les pratiques d’hygiène corporelle et alimentaire des élèves dans leurs écoles et communautés. De plus, l’extension du concept Ecoles Santé aux villageois (par rapport au 1er projet Ecoles Santé 2012-2015), permet de renforcer le triptyque famille-école-communauté et d’optimiser les résultats obtenus.

En 2016, en raison des ressources disponibles limitées pour la mise en œuvre du programme sur les 3 villages prévus, ce dernier a été subdivisé en deux projets identiques en termes d’objectifs et conduit en 2 temps, de façon autonome. Ainsi, Ecoles Santé a démarré dans un premier temps dans le village de Goutta, et sera mené dans un second temps dans les villages de Médina Kodiolon et Belly Pourry. En revanche, les fonds disponibles permettaient la mise en place des activités de sensibilisation dans les 3 villages dès le lancement du projet, ainsi que le volet d’accès aux soins, dont les activités s’adressent aux mêmes populations cibles. Ces volets ont permis de créer rapidement une interaction directe entre les villages, ce qui facilitera la mise en œuvre future du projet à Médina Kodiolon et Belly Pourry.

Résultats

• 12 écoles dotées en infrastructures hydriques et sanitaires fonctionnelles, travaux en cours dans la dernière école
• 13 écoles dotées du kit pédagogique et 46 instituteurs formés à son utilisation
• 3 767 écoliers sensibilisés aux bonnes pratiques d’hygiène, de nutrition et de santé
• 182 écoliers formés à l’animation d’activités de sensibilisation, 134 activités de sensibilisation menées
• 4 392 écoliers supplémentés en vitamine A et déparasités et 3 675 écoliers ont reçu une Moustiquaire Imprégné à Longue Durée d’Action
• 3 camps de consultations en médecine générale, ophtalmologie et bucco-dentaire réalisés (1004 élevés consultés)

Perspectives

Le programme « Ecoles Santé » va être étendu à trois nouvelles écoles et villages du district de Goudiry, dans la région de Tambacounda, en partenariat avec Aquassistance, le Fonds Suez Environnement et le Club Santé Afrique. Pour cette seconde phase du programme, une approche allant au-delà du cadre de l’école en permettant aux communautés entières de bénéficier des infrastructures hydriques et sanitaires a été privilégiée. À terme, l’objectif est de répliquer le programme dans 25 villages jugés prioritaires au Sénégal puis de le mettre en oeuvre dans d’autres pays d’Afrique de l’Ouest.

Aissata

Il y a des toilettes séparées pour les garçons et pour les filles, et aussi un endroit où nous pouvons nous laver les mains avec du savon. Je suis fière de mon école ! On nous a aussi distribué à chacun une moustiquaire. Je partage la mienne avec ma petite soeur.

Aissata