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Santé infantile au Sénégal et en Guinée : des résultats prometteurs

L’Afrique de l’Ouest enregistre actuellement le taux de mortalité des moins de 5 ans le plus élevé au monde. Le manque de personnel de santé rend l’accès aux soins difficiles, voire impossible, notamment pour les enfants vivant dans les zones reculées.

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Santé infantile au Sénégal et en Guinée : des résultats prometteurs

L’Afrique de l’Ouest enregistre actuellement le taux de mortalité des moins de 5 ans le plus élevé au monde. Le manque de personnel de santé rend l’accès aux soins difficiles, voire impossible, notamment pour les enfants vivant dans les zones reculées. Les programmes de santé infantile développés par l’AMREF, avec le soutien de la Cartier Charitable Foundation, au Sénégal et en Guinée de février à décembre 2015 ont donné des résultats plus qu’encourageants. Le projet vient donc d’être renouvelé pour 3 ans et débutera au second semestre 2016. Nous vous proposons de rencontrer le Dr Dior N’diaye, l’une des protagonistes du programme !

Le Dr Dior N’diaye a plusieurs casquettes. A 37 ans, elle est mère de deux enfants et chirurgienne en pédiatrie. Quotidiennement en poste dans un prestigieux hôpital proche de Dakar (Sénégal), c’est un collègue et ami qui l’a informée de la possibilité de travailler pour l’AMREF, en se déplaçant dans les régions reculées pour apporter son aide. C’est la quatrième fois cette année qu’elle se porte volontaire aux missions de chirurgie de l’AMREF. Le décor est bien différent : elle se retrouve à 460 kilomètres de chez elle, dans la région de Tambacounda en zone rurale.

© Cartier Charitable Foundation. Photographe Cyril Le Tourneur

Dans le cadre des programmes d’assistance médico-chirurgicale de l’AMREF, des chirurgiens et médecins spécialistes, tels que le Dr Dior N’diaye, se rendent dans les régions de Tambacounda, Sédhiou et Kolda au Sénégal, et les préfectures de Labé, Mali et Koundara en Guinée. Leur but : transmettre leur savoir-faire aux personnels locaux au cours de consultations, traitements et opérations auprès d’enfants en zones rurales.

Sur l’année 2015, le programme a apporté des premiers résultats très positifs autour de 4 axes : la prise en charge des moins de 5 ans sur des pathologies médicales et chirurgicales ; le renforcement des capacités des prestataires de santé pour la prise en charge des maladies de l’enfant ; la sensibilisation des femmes en âge de procréer à la santé infantile ; et l’éducation des enfants aux bonnes pratiques d’hygiène et de santé.

Les camps de consultations et de chirurgie permettent de proposer une offre de services sanitaires de manière décentralisée, c’est-à-dire au niveau des écoles, des postes et centres de santé et des hôpitaux régionaux.

Ainsi, au Sénégal, 5 camps de chirurgie ont été organisés. Ces derniers ont permis d’opérer 225 enfants et de réaliser des consultations médicales auprès d’environ 10 000 enfants. Ces camps ont également été l’occasion de former près de 200 personnels de santé à la prise en charge et au suivi post opératoire des enfants opérés et à la prise en charge intégrée des maladies de l’enfant. En Guinée, 101 enfants souffrant de fentes labio-palatines (bec-de-lièvre), de hernies inguino-scrotales ou de malformations ano-rectales ont pu être opérés grâce à 3 camps chirurgicaux organisés.

« Nous apportons notre savoir-faire pour résoudre des problèmes chirurgicaux pédiatriques courants. Ces problèmes sont généralement faciles à traiter, mais très difficiles pour les communautés locales, car ce sont souvent des familles pauvres qui ne peuvent pas se payer le voyage jusqu’à l’hôpital régional », témoigne le Dr Ndiaye.

En dehors des camps chirurgicaux, de nombreuses actions de sensibilisation et de prévention sont menées. Ainsi au Sénégal, 104 772 enfants ont reçu un traitement préventif du paludisme saisonnier. Au Sénégal et en Guinée, ce sont plus de 100 000 femmes qui ont été sensibilisées à la santé infantile et aux grossesses à moindre risque via des visites à domicile, des causeries éducatives, des mobilisations sociales et des spots radios.

Dans les écoles primaires partenaires de l’AMREF au Sénégal, 37 « clubs de santé » ont été créés afin de désigner des élèves leader pour porter des messages de sensibilisation auprès de leurs camarades. Munis de packs éducatifs contenant des images mettant en comparaison bonnes et mauvaises pratiques, des affiches et l’outil PHAST ; 7 930 élèves, encadrés par des enseignants formés à la méthodologie et à l’utilisation du pack, ont été sensibilisés aux bonnes pratiques d’hygiène et de santé. Par ailleurs, un système de parrainage élève/enfant a été mis en place afin d’inciter les élèves à assurer le suivi de la croissance des enfants de moins  de 5 ans et du calendrier vaccinal de ces derniers.

C’est pour ces résultats que le Dr Dior N’diaye s’est engagée sans aucune hésitation dans ces missions. Elle en est convaincue, ces opérations changent la vie de ces enfants !

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