Témoignage de Florence Marie Sarr, sage-femme formée par l’Amref

Quel est votre parcours professionnel ?
J’ai commencé ma carrière de sage-femme il y a 34 ans et je suis aujourd’hui coordonnatrice en santé de la reproduction dans le district de Popenguine au Sénégal. Le métier de sage-femme est un noble sacerdoce. On est femme avant d’être sage-femme et comme toute mère, on veut voir son enfant naitre dans de bonnes conditions.

Pourquoi avoir intégré le PRECIS ? Que vous a apporté ce programme ?
Quel que soit l’âge, on doit toujours apprendre, surtout en médecine. Le programme PRECIS permet d’assoir des connaissances et des compétences à travers des contenus de formation révisés et harmonisés. Il permet aux anciennes de se mettre à la page, aux jeunes d’avoir une bonne formation.

Selon vous, ce programme représente-t-il un moyen efficace et rapide pour offrir aux femmes une meilleure prise en charge ?
Le e-learning, élément central dans ce programme, est une solution qui marche mais il faut beaucoup plus de centres. Cette formation doit aussi s’accompagner de l’équipement des maternités. Les défis restent en effet grands. La pénurie et la qualité de la formation des sages-femmes, des personnels de santé en général représentent des enjeux de taille dans mon pays notamment dans les zones rurales. PRECIS peut y répondre.

Quel est votre lien aujourd’hui avec l’Amref ?
Je ressens une vraie relation d’appartenance avec cette ONG. Bien que cela n’ait rien d’officiel, je me considère comme une ambassadrice de l’Amref. Un nouveau-né vivant bien portant, une mère vivante bien portante sans séquelles, et cela grâce à une sage-femme qui leur a sauvé la vie, est-ce que ce slogan ne suffit pas pour s’engager aux côtés de cette ONG ?

D’élève, vous passez aujourd’hui formatrice : quelles raisons motivent ce choix ?
Je suis en effet tutrice de la 3eme cohorte du PRECIS. Je veux tout donner tant que je suis là, transmettre mon expérience aux jeunes. Je veux qu’ils prennent conscience qu’il faut beaucoup travailler et surtout bien travailler.
Je veux aider à former de jeunes sages-femmes, qu’elles puissent acquérir des connaissances et de nouvelles compétences, afin de servir dans les contrées les plus isolées de mon pays et sauver des vies.

Quel est le défi à relever dans la formation des sages-femmes selon vous ?
Je pense qu’il faut leur transmettre les notions d’engagement et dévouement. C’est important car aujourd’hui, les jeunes veulent la facilité et gagner beaucoup d’argent le plus vite possible. Il est essentiel de leur donner l’amour de notre merveilleux métier