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L’AMREF fournit une assistance d’urgence face à la sécheresse frappant la région d’Afar, Ethiopie

L’Ethiopie fait face à sa plus grande sécheresse depuis 30 ans, conséquence du phénomène climatique El Niño. Depuis juin 2015, ce sont des températures allant jusqu’à 50°C qui touchent la région d’Afar, située à l’Est du pays.

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L’AMREF fournit une assistance d’urgence face à la sécheresse frappant la région d’Afar, Ethiopie

L’Éthiopie fait face à sa plus grande sécheresse depuis 30 ans, conséquence du phénomène climatique El Niño. Depuis juin 2015, ce sont des températures allant jusqu’à 50°C qui touchent la région d’Afar, située à l’Est du pays.

Des conséquences alarmantes

Avec la présence d’El Niño, les pluies ont été quasi inexistantes de juin à septembre. Ces dernières représentent 80 à 85% de l’eau servant aux récoltes. Les conséquences sont nombreuses : d’abord économiques, avec la destruction des plantations et la disparition du bétail ; puis sociales et sanitaires, à cause du manque d’eau (baisse du volume des rivières, du  niveau des étangs et des eaux souterraines), de l’insécurité alimentaire et des cas malnutrition en forte augmentation. En janvier 2016, la Directrice exécutive du Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM), Ertharin Cousin, et le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon se sont rendus en Ethiopie. Ils soutiennent qu’au début du trimestre 2016, 10,2 millions de personnes ont eu un besoin urgent d’assistance humanitaire.

D’après une étude menée par un collège d’experts composé de membres du gouvernement fédéral et régional, d’organisations non gouvernementales et d’agences onusiennes, 154 345 personnes sont touchées par l’urgence en approvisionnement en eau, en assainissement et ont besoin de promouvoir les pratiques d’hygiène à adopter durant cette période critique.

Par ailleurs, après deux saisons consécutives de mauvaises récoltes, les dernières réserves sont épuisées ou de mauvaise qualité. Cette situation est due aux températures très élevées, à la sécheresse et au haut niveau d’évapotranspiration. Les conséquences de cette situation entraînent l’apparition de cas de malnutrition, signalés comme première cause de mortalité, touchant principalement les enfants de moins de 5 ans à Kori et Elidar, deux subdivisions administratives de la région d’Afar. Vient s’y additionner  le développement de maladies telles que le paludisme et la pneumonie, inévitables dans ce contexte, augmentant ainsi le taux de mortalité de ces enfants.

Selon les dernières informations de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, l’accès aux pâturages et à l’eau continuera de se détériorer jusqu’au second semestre 2016, point de la prochaine saison des pluies. Les effets sur le système de santé de la région peuvent être dévastateurs à moins d’apporter une intervention adéquate.

Le plan d’intervention de l’AMREF

Une Unité de Gestion de l’Urgence a été mise en place au sein du bureau de l’AMERF Ethiopie, soutenue par les directeurs des programmes des bureaux internationaux. Un plan d’intervention sur 6 mois, débutant en mars 2016 et mobilisant 600 000 dollars a été proposé. Ce travail va de concert avec celui des acteurs humanitaires régionaux et nationaux.

Actuellement, le bureau en Ethiopie a développé des activités en réponse à la sécheresse frappant le pays et couvrant 15 districts de la région d’Afar. Ces activités mises en place répondent à trois objectifs : apporter une réponse à l’urgence de santé publique, conserver et purifier l’eau et fournir une aide sur le plan de la nutrition.

Sur le plan de l’offre de soins d’urgence et de l’assistance nutritionnelle, l’intervention de l’AMREF a pour but de sensibiliser les communautés aux dangers sanitaires provoqués par la sécheresse, assurer une veille sur les maladies se développant, former des personnels de santé et renforcer les compétences nécessaires dans les situations d’urgence. Aussi, l’AMREF met en circulation des médicaments et affecte des équipes sanitaires dans les zones ayant le plus de besoins. Des unités mobiles de consultation et de prise en charge médicale sont mises en place. L’AMREF apporte un soutien pour le renforcement des soins primaires lors des situations d’urgence, au niveau des postes de santé, des centres de santé et des hôpitaux en assurant les commodités et un support technique.

La seconde partie des projets porte sur la réhabilitation des points d’eau, la fourniture de produits chimiques de purification et de conservation de l’eau.

Enfin, le volet nutrition a pour objectif de fournir un support logistique en distribuant une aide alimentaire (céréales, huile et légumineuses) ainsi que des compléments alimentaires, notamment pour les femmes enceintes et les enfants. Par ailleurs, des personnels de santé, managers et membres communautaires sont formés à repérer les cas de malnutrition chez les enfants. Cette formation est développée avec le bureau de santé régional et le Ministère de la santé publique et de l’intervention d’urgence.

Ce plan d’intervention de l’AMREF, répondant aux besoins urgents de la situation, aidera à maintenir une continuité des programmes de santé déjà mis en place par l’AMREF et les ONG partenaires présentes sur le territoire.

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